Ca ne va pas être possible.

Il arrive parfois (souvent) que l’on ne sache pas quoi faire.

Prenons une situation type : chaque jour, grâce à J. vous faites les montagnes russes à en avoir des nausées. Vous ne savez pas quoi lui dire, vous l’aimez bien, voire beaucoup… Mais vous avez subitement l’impression que c’est impossible entre vous.
Évidement, vous trouvez là l’ironie du sort, car alors même que votre avenir ensemble semble compromis, vous avez la sensation de savoir exactement ce que vous voulez.

Après des plombes à hésiter entre couple stable, sérieux et parfois ennuyeux (oui l’ennuie c’est rassurant : on ne réussit pas à s’ennuyer avec n’importe qui sans conséquence désastreuse) ou alors avoir une vie de débauche, faire la bringue et changer plus souvent de mec que de chaussures. Véritable challenge pour certaine d’entres nous qui ont plus de paires de chaussures que de partenaires sexuels.

Mais alors que tout semble vraiment mal barré on sait qu’on veut être la seule. LA nana, on veut une bague, pas honteusement cher avec un énorme diamant, un anneau acheté sur un marché suffira, une déclaration enflammée dans le hall d’un aéroport, genre le vieux point rencontre de Orly sud ou près des portes A et B, devant la grande baie vitré ou même carrément dans l’avion! (oé c’est précis mais on improvise pas ses fantasmes hein).
On veut aussi prévoir. Pas toute notre vie, juste l’imprévisible, des trucs folklo du type : si J. ou vous-même tombez dans le coma (oui c’est étrange comme prévision), ou tout autre accident : être la personne à prévenir, prendre les décisions… savoir ce qu’on veut maintenant.

J’avoue ne pas être sûre que tout le monde se pose ce genre de questions, mais dans ma famille, mon entourage, la question du choix du pays de l’enterrement était souvent soulevée…
Évidement, on peut envisager plus léger, genre parler de nos prochaines vacances, de la prochaine année… ensemble…

Bien que j’ai parfois la sensation que tout ça n’est qu’une histoire d’horloge biologique réglée encore à l’heure de nos mères qui nous balance gentiment « t’es à la bourre » et comme dirait ma coiffeuse « chérie, vivre seule va te filer de mauvaises habitudes et tu ne fera jamais de place à un homme alors vite, trouves-toi quelqu’un sinon tu vas finir ta vie seule, mangée par tes chats » (allez j’avoue, la fin c’est de moi, pour le reste c’est bien elle..).

Mais quand on regarde Jules (ou notre ordi, ça marche aussi) on sait que non. On sait que si l’on supporte son caractère de merde c’est bien qu’il y a une raison. Une sorte d’intuition, on suit son instinct qui, légèrement masochiste, nous incite à nous battre… A se battre pour deux mais tant pis…
On veut absolument que ça marche mais on ne sait absolument pas pourquoi. Mais si ça se trouve, cet été on sera toute guimauve brûlée parce que Jules se sera cassé (ou parce qu’on aura été voir ailleurs). Mais pour le moment c’est comme ça…

Bref. Maintenant que l’on sait que l’on peut/veut se battre pour Jules, la question c’est « combien de temps ? », Combien de temps va on devoir encore ravaler notre ego, notre fierté, abandonner toute dignité pour lui ? Et combien de temps surtout va-t-on réussir à se battre, sans jamais avoir l’impression de gagner une seule bataille…

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1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. Incognito
    Mai 28, 2010 @ 19:38:20

    L’horloge biologique, quelle connasse. Mais j’adhère à ce que tu dis dans tes derniers paragraphes. Se battre pour deux.

    Réponse

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