Rentrée des classes pour Lola

Après un été presque aussi mouvementé que le lac d’Annecy, j’essaie d’écrire enfin quelque chose de lisible et un peu inspiré (elle essaie, mais heureusement que je passe derrière pour corriger, je vous le dis). Dire que j’ai du mal (encore plus que d’habitude) serait un doux euphémisme.

En fait l’été n’a pas été si calme que ça. En tout cas dans ma tête. Un tel bordel s’est installé que je me demande si vraiment un jour j’ai eu des principes, des avis à peu près arrêtés sur tout et rien, et si vraiment un jour j’ai vécu quoi que ce soit et en ai tirer de quelconques leçons, conclusions…
Je crois que c’est ça. Mon été a été marqué par des comportements que je n’ai pas vraiment saisis. Évidement, étant donné que c’est avec des gens différents, je me dis que ça vient peut-être de moi.
Heureusement, de discussions gays en échanges de gonzesses devant un Starbucks en passant par la salle fumeur d’un p’tit bar, une bière à la main, l’autre dans le caleçon, j’ai compris à peu près que je ne suis pas la seule à ne pas comprendre parfois les réactions de mes proches.

Ça également été une saison pleine de grandes discussions sur les principes en tous genres. L’amitié, la fidélité, l’amour, la vengeance, la manipulation (oui, oui ce sont aussi des principes).

Au début de l’été j’ai pensé que j’étais devenue une guimauve flasque et grasse (un gros loukoum). Une sorte de billet direct pour le coma diabétique, l’artère bouchée au cholestérol…

Aujourd’hui je pense que non. C’était une phase, ça l’est peut-être toujours. Mais ces discutions, confrontations, engueulades et autres incompréhensions m’ont quand même permis de me rappeler que l’on est généralement « multiple » (tain je croirais encore un vieux cours de psycho) je ne suis pas juste guimauve, je suis temporairement guimauve. Dire « je suis bien plus que cela » ferait vantarde au possible, évitons. Dire « je suis tout le contraire, je suis méchanceté et manipulation, je suis une Georgina Sparks (1) » serait surent plus une preuve d’immaturité, d’idolâtrie stupide. On est multiple. Sans aller jusqu’à un léger problème de mythomanie constante due à une double identité façon agent secret du Mossad, je crois qu’on est plusieurs personnes, que certaines parties de nous n’ont pas besoin de s’exprimer tout le temps, et on n’a pas particulièrement envie que certaine personnes de notre entourage, plus ou moins proche. Par exemple, pourquoi les copains du boulot auraient besoin de savoir qu’on se sert de Gérard pour rencontrer Martine afin de récupérer des informations sur Simone avant de mettre en place un plan diabolique élaboré dans les toilettes, avec Clark le copain gay, pour détruire sa vie sociale? Pourquoi montrer à un pote qui s’avère être le meilleur ami de J. qu’on est en vérité une sorte « d’hystérique psychopathe nympho » capable de danser à moitié nue sur un bar façon club de striptease après moins d’une demi bouteille de vodka et que surtout…On adore ça !

Et pourtant, ça n’empêche pas d’aimer ces samedis soir en couple façon une petite maison dans la prairie à faire la popotte, prendre un bain à deux (2)… partager des semaines sans grandes aventures folles, juste à faire des choses du quotidien, banales et ennuyeuses. C’est le moment Guimauve quoi. Heureusement, quand Jules vous regarde servir votre dîner entouré de copains, il ne vous imagine pas sur un bar, allongée pendant qu’un inconnu boit une vodka posée sur votre ventre.

Donc résumons, on est multiple. On n’est pas toujours guimauve, on a (pour certains hein) des petits « vices », une personnalité pas très « classe » ou encore « conventionnelle » qu’on dissimule plus ou moins avec ou sans succès.

En ce presque-début-de-septembre qui marque bien la fin de l’été, des vacances, moment type du « retour à la normal » pour une nouvelle année je me demande, et si pour une fois on mettait en place une super « résolution de la rentrée » genre « cette année je partage avec Jules ces côtés « sombre » (true dark et rebelle quoi) je lui montre , on joue, on voit ce qu’on fait de tout ça ». Mais est ce que J. serait prêt à encaisser? Ou même, peut-il croire que la guimauve que vous êtes devenue peu devenir/redevenir une espèce de monstre perfide et manipulateur? Est-ce qu’il ne va pas fuir en courant tout simplement?

1 – Personnages totalement psychopathe de la série « Gossip Girl » à laquelle je fais parfois (souvent) référence
2 – On file sur deezer et on écoute ce morceau : Jeanne Cheral – un couple normal

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