Sex’n’drugs, pas si rock’n’roll

Il y a de très nombreux effets secondaires possibles aux antidépresseurs, et dépendamment des personnes, certains sont plus ou moins fréquents. Il en est un qu’on ne s’explique pas vraiment et qui est fréquent : la baisse de libido.

Moins d’envie, rien de bien drôle, surtout pour des traitements qui sont généralement assez longs. La vie de couple est alors mise à rude épreuve : entre la dépression, les médicaments et leurs effets secondaires comme la difficulté d’avoir des relations sexuelles.

Les effets secondaires ou non, dépendent non seulement du médicament mais aussi des personnes. Il y a plusieurs molécules autorisées en France.

Les antidépresseurs ont pour but de calmer plusieurs pathologies : dépression, évidemment, mais aussi l’agoraphobie etc. (trouvez ici un exemple de notice d’antidépresseurs: Le Seroplex et le Deroxat)

 

 

L’effet des antidépresseurs (AD) se fait ressentir en plusieurs étapes. Tout cela évidemment peut changer en fonction des molécules et des personnes, mais il semble y avoir des schémas récurrents.

Dans un premier temps l’adaptation au médicament met KO. Vous êtes crevés, envie de dormir non stop. Là encore, joie des effets secondaires : vous pouvez passer de moments de grandes joies genre défoncé fini, plein d’amour pour le monde entier à des moments de déprime, larmes sans raison, grande tristesse… Mais je crois que (et c’est un avis personnel) le mieux reste l’effet de calme, de légume : passer à cet état après les perturbations et l’agitation dues à la maladie.

Mais c’est seulement au bout d’un certain nombre de semaines (8 environ) que l’effet s’installe vraiment : moins d’angoisse, une attitude plus posée, la disparition des crises, la possibilité de reprendre un semblant de vie normale. Par exemple, certains agoraphobes n’ont pas juste un problème avec la foule mais ne peuvent aussi parfois plus du tout sortir de chez eux, des gens atteint de phobie sociale voient le fait de parler avec qui que ce soit comme un véritable stress…

Au cours de cette adaptation, il peut survenir un tas d’effets secondaires problématique.

La baisse de libido et l’accoutumance en font parti.

Dès le début du traitement, et généralement tout le long, beaucoup de patients se plaignent de prise de poids. D’autres réussissent à en perdre avec exactement la même molécule mais force est de constater qu’ils ne semblent pas si nombreux.

Ce changement du corps s’accompagne parfois d’une baisse de la libido

J’imagine assez l’effet que cela peut avoir dans une vie de couple, ou la tentative d’en avoir une, à supposer que cela ne compromette pas totalement cette idée.

Pourtant la FDA a, il y a un an, autorisé un nouvel AD dont l’argument de vente serait justement un coté  « sex friendly ». (Trouvez ici l’autorisation en question)

Il ne me semble pas qu’il soit commercialisé en France pour le moment mais les quelques lectures que j’ai pu avoir sur des sites US montrent comme beaucoup d’antidépresseurs que chacun réagit différemment aux médicaments.

Un autre effet secondaire de ces médicaments, c’est l’accoutumance. Une accoutumance dangereuse. On peut ne plus vraiment ressentir les effets positifs du médicament après avoir été placé sous la dose maximale. Et c’est là qu’un autre cauchemar peut commencer : le changement de molécule.

On commence souvent à une dose faible du médicament qui sera augmentée au fur et à mesure. Cependant l’arrêt du précédent traitement entraîne des effets : diarrhées ou constipation, vomissements, cauchemars, maux de tête, paranoïa, sueurs, crises d’angoisse ou de larmes, dépression (on y revient hein)… les effets d’un sevrage presque brutal. Évidemment, chez certains, la transition se passe très bien. Mais pas chez tous.

C’est à ce moment-là aussi que l’on réalise l’effet sur la libido : se remettre à avoir envie. C’est un sentiment étrange, assez angoissant : si là-dessus on ne sentait rien, on n’avait plus d’envie, ou une diminution, sans que cela ne nous pose de problèmes, quelle autre partie de notre vie a été atteinte par cela ? Nos sentiments sont-ils réelles ? Sont-ils réduits par le médicament ? J’imagine qu’un médecin répondrait parfaitement à ces questions, mais à 2h du matin, en plein coup de blues chez soit, seul, il ne reste que Doctissimo et un esprit torturé…

PS : la prise de médicament n’est pas une solution, c’est une béquille qui ne trouve une réelle efficacité que lorsqu’elle est accompagnée d’un suivi psychologique.

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