Cher Camarade.

Cher Camarade, tu permets que je t’appelles Camarade ? Au final c’est ce qu’on est presque.

Je dis presque parce que moi, Camarade, je ne présume pas trop de ce que tu es, de ce que tu fais. Tu sembles être une personne qui partage certaines de mes idées, d’ailleurs nos groupes facebook (ouai aujourd’hui le militantisme semble passer plus par les groupes facebook que les organisations), nos potes communs me font penser que nous somme vraisemblablement des personnes de gauches, féministes, engagées. Un minimum en tout cas.

Mais camarade, j’avoue être perdue. Je dirais bien que je milite depuis mes 15 ans. Mais la vérité c’est que ma première manif, je ne savais pas marcher. Je ne dis pas ça pour te dire « je fais ça depuis plus longtemps que toi ». non. Parce que je ne suis pas comme ça. Je crois. Jusqu’à un certain stade.

Bref. Voila, j’ai grandi dans une ambiance de violences policières, de racisme, de sexisme. Parce que mon cher camarade, je suis une femme, je suis arabe, je suis « musulmane », je suis militante et féministe. Et pas que. Mais tu vois camarade, ça me gène un peu d’écrire ça. Et j’ai l’impression de vivre dans une autre époque du militantisme en ce moment. Parce qu’avant, jamais aucun Camarade, proche ou non, n’aurait osé me demander si j’étais croyante lors d’un débat sur le voile, si j’étais bien une femme cis genre (terme qui n’existait même pas), quelles étaient mes origines, ethniques ou sociales… non je viens d’un monde ou on se divisait en lutte : telle lutte m’intéresse, me touche, je la fais mienne, je lutte aux cotés des autres. Point.

Aujourd’hui je me retrouve à devoir me justifier. Héééé oui Camarade, aujourd’hui, sur un groupe facebook, pour donner un avis, je dois subir un contrôle d’identité bien plus poussé qu’un contrôle en commico sous un règne de Sarko Ier. Aujourd’hui, c’est l’outing forcé. On doit dire que l’on est arabe, femme, pd, pute ou toute autre personne oppressée. Aujourd’hui, on doit dire que l’oppression est blanche, homme, cis genre, catholique. L’oppression que tu appelles systémique, je l’appelle d’état, pas seulement parce que je n’ai appris ce mot dans ce cadre que récemment, mais surtout parce que moi, camarade, je suis une fille du peuple (chui un peu con si tu préfères). Et puis la guerre de la communication, je nous l’ai vu la perdre années après années, luttes après luttes mais ça c’est une autre question (dont ici on parle bien je trouve).

Bref. Oui je reconnais Mon bichon (tu permets que je t’appelle mon bichon?) l’oppresseur systémique que tu aimes invoquer/évoquer dans chaque discussion, mon frère (oui pas biologique, mon frère d’arme, celui qui a pris des lacrymo pour moi, pour les papiers des autres, pour les claques dans la gueule des unes…) donc, mon frère qui n’a pas le droit au chapitre parce que c’est un homme blanc, il a compris hein, il a juste le droit de fermer sa gueule. D’être présent pour toutes les luttes et se faire insulter s’il a le malheur dire dire « ca chui pas d’accord ». D’ailleurs, on m’a un peu sorti la même chose. On m’a dit que j’étais islamophobe. Or camarade, si tu as suivi, je suis musulmane. Alors tu vois depuis des mois, j’entend qu’on doit donner la parole aux personnes concernées par un sujet. Donc sur des questions de religion musulmane il semble logique de me donner la parole d’autant plus si on parle de femme nan ? Sauf que je dois déjà déballer une partie de ma vie pour pouvoir donner un avis sans me faire *trop* insulter, et ça déjà, ça craint. Mais le pire, Camarade, c’est qu’une fois que je l’ai ouvert, déjà pas d’excuse pour les insultes hein, faudrait pas déconner, mais en plus, on semble dire que ma position est celle d’organisations islamophobes (entre autre on a parlé OLF et NPNS*). On me refuse le droit d’avoir un avis à moi, je suis surement une victime du neo-colonialisme, de l’intégration à tout pris.

Mais Choupinette, je dois t’avouer un autre truc, le colonialisme dans la famille c’est vraiment pas notre truc. Je suis une « fille du FLN » celui de l’époque ou la France était chez elle à Alger. Alors non tu vois, l’importance de ma culture je la connais. J’irais bien plus loin en te disant qu’en vrai je fais aussi parti d’une culture minoritaire en Algérie mais , allez, trop d’oppression sur une personne, ça devient trop (rassure toi, on me fait un pack genre all inclusive, comme au club med).

Une dernière petite chose mon journa…Camarade, je sais que l’islamophobie est plus que présente hein – tu te rappelles hein, bougnoule et musulmane toussa..- mais je sais aussi que l’islam comme toutes les religions oppresse. Et moi vois tu, je subis ici ton homme blanc hetero cis genre catholique, mais je subis aussi l’oppression d’une culture arabo-islamique qui n’aime plus beaucoup les femmes. Surtout pas comme moi, alors mon Lapinou, la prochaine fois que j’aimerais qu’on ne nie pas cette oppression qui n’est malheureusement pas seulement la mienne, rappelle toi que je ne nie pas celle/s que tu ressens.

Enfin (pour de bon) dans tout cela il y a une chose qui me gène encore plus c’est ce besoin de tout ramener au genre, à l’origine, à la sexualité….c’est exactement ce que nous reprochons à cette société en fait, de nous réduire à un genre, une sexualité, une religion, mais nos débats semblent ne tourner qu’autour de ça : qui tu es ? Qu’est ce que tu es ? Alors peut être suis je un peu trop dure, au final je suis d’accord hein, c’est ceux qui le vivent qui en parlent le mieux quelque soit le sujet..Et je sais aussi que ceux qui le vivent sont parfois influencés par un système qui dis que « tranquille c’est normal, tout va bien ». Peut être aussi que je dois accepter silencieusement le tournant que vit le féminisme et le militantisme de façon générale qui en plus se passe à l’heure des réseaux sociaux et de la guerre de postures sur facebook. Peut être que je suis trop vieille école, peut être que regarder plus ce qu’il y a sur ton CV militant que le nombre de groupe Facebook que tu as likés c’est ridicule..Peut être hein, je dis pas, mais franchement camarade, ca m’emmerde. Maintenant je suis une grande démocrate : chacun fait ce qu’il veut, mais la prochaine fois camarade, que tu as envie de me dire que je suis islamophobe ou raciste, rappelle toi ce dicton qui dit qu’il faut tourner sa langue 7 fois dans sa bouche avant de parler si on ne veut pas risquer de dire une connerie plus grosse que soi.

Merci pour l’outing.

 

 

*oui, j’ai bien travaillé pour NPNS d’ailleurs, j’ai été stagiaire à l’accueil juridique des victimes : pendant plusieurs mois j’ai passé mes journées à aider au moins 3 femmes battues/violées/voilées/sans papier/à la rue. Oui. les idées de NPNS ne sont pas les miennes. Mais j’ai été utile. j’ai aidé des gens, j’ai milité.

 

 

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Les hommes sont des putes comme les autres

…Surtout les gros machos qui vendent leur corps tous les jours en travaillant.

Depuis quelques jours, sur les réseaux sociaux on voit défiler ça :

En légende on peut lire: « Lorsque la sexualité débridée est imposée, féminisme et prositution ne sont plus incompatibles…
http://www.eteignezvotreordinateur.com/une-femen-francaise-serait-call-girl/ »

Je ne reviendrais pas sur ce à quoi fait référence cette image, la plupart des gens sont plus au courant des mouvements de danse de l’ancienne chanteuse Disney, comme se plaise à nous le rappeler les médias (« Tu viens de Disney, alors interdiction de grandir, reste une petite fille model dans un corps de femme » de la a dire que c’est pervers comme raisonnement, il n’y a qu’un pas), que ce qui se passe en Syrie, à Washington ou probablement, dans la cave de leurs voisins congeleur d’enfants.

Au risque de paraître débile, je trouve cette image dénuée de sens. Allez disons aussi pertinente qu’un point Godwin sur une discussion string ou culotte.
Cela vient peut-être du fait que les danses de stars quelles qu’elles soient m’intéressent autant que le dernier numéro de closer, mais franchement, je ne vois pas l’intérêt d’une telle polémique.

Le problème c’est que maintenant, par ce genre de poste on assiste à des dérives dans le sexiste et bien évidement, le putophobe.

Alors faisons une petite mise au point pour l’auteur de cette illustration pire que douteuse et ses fans.

L’émancipation de la femme passe aussi, ne vous en déplaise, par sa sexualité, oui aujourd’hui en plus de pouvoir voter la femme peut (théoriquement) choisir d’avoir une vie sexuelles, des partenaires multiples et, si on ne vivait pas dans un monde à « légère » tendance sexiste, elle pourrait les exposer au même titre que les hommes, et même avoir le titre de Soupair Championne, de Barney féminin….
Au lieu de ça, vous la qualifiez de « pute ». Tout comme n’importe quelle nana dont la sexualité/les fringues/la mentalité vous dérange.

Alors je sais que je risque de choquer mais une pute c’est une femme, qui travaille avant tout. C’est une femme qui certes utilise son corps comme outil de travail. Ca n’en est pas moins une femme, une travailleuse. Et tant qu’on est dans les scoops incroyables : il y a aussi des hommes qui exercent ce métier.Mais revenons donc à ces dames. Il semblerait, selon l’auteur que féministe et prostitution ne vont pas ensemble. Il nous relaie un article parlant d’une des femens qui serait une escorte. Là encore la pertinence est plus que foireuse : les femens sont abolitionnistes, anti-pute, elles ont même agressé une performeuse pendant un salon donc ce « féminisme » est d’accord avec lui, les putes c’est le mal, alors pas la peine de le brandir au nez des braves gens en hurlant « bouh regardez ces féministes dépravées ».

Vous voulez de la «féministe dépravée » qui dit que le sexe n’est pas un tabou et qu’on peut même (essayer) en vivre ? Alors linkez un article du STRASS par exemple ! À moins bien sûr que la cohérence des propos vous fasse peur, que la parole d’une pute et non pas d’une personne qui les victimise et stigmatise vous effraie ? Le lecteur risquerait alors de se dire : « merde, mais, les putes ce n’est pas toujours des victimes ? La sexualité des femmes existe….ho merde, mon monde hétéro sexiste puritain s’effondre ».

Bon ok, je vais un peu loin, hélas les prises de conscience aussi radicales ne sont que très (trop) rare.

L’auteur nous parle de sexualité débridée imposée, je voudrais alors lui demander : il est des modes comme celle des leggins sans jupe ou short, je trouve cela d’un mauvais gout certain, et j’en trouve dans toutes les boutiques ou je vais…Dois je me mettre à porter des leggins?
Est-ce que quelqu’un me l’impose ? Non ?
Est ce qu’on me le suggère fortement ? Oui c’est certain. Mais malgré ma position de faible femme, je dis non au leggins. (Par contre dire non à la sexualité débridée, c’est autre chose). Cela dit, pour ce qui est imposé on pourrait parler des livres sur des princesses faibles et vulnérables, des barbies qui ne savent rien faire d’autre que du shopping, des métiers moins accessibles, d’un salaire moins élevé, un poste moins sympa…Mais ça il vaut mieux le taire.

En matière sexuelle ce qu’on m’impose beaucoup plus c’est de me cacher par contre, de me dire que je ne dois pas me montrer trop entreprenante au risque de passer pour…UNE PUTE !

Pour finir, Monsieur l’auteur dit que parce qu’on (qui je ne sais pas mais ça doit encore être un coup des putes à tous les coups) a promu le sexe comme unique moyen d’affirmer l’indépendance des femmes, on ne gagne plus que le droit d’être une idiote.
C’est le genre de truc qui rendrait misandre un peu…imaginer que le sexe est devenu le seul moyen d’indépendance des femmes montre une totale méconnaissance des mouvements féministes. Quant au droit d’être une idiote, c’est le seul qui nous est accordés depuis des siècles.

Ce genre de situation me rappel le proverbe « Une femme doit être un chef en cuisine, une servante dans le salon et une putain dans la chambre »

Aujourd’hui, on nous donne donc le droit d’être féministe, revendiquer notre liberté à disposer de notre corps…mais pas trop quand même. Il nous appartient mais doit rester soumis aux bonnes mœurs (sexistes) et aux clips musicaux de mecs en costards ou avec de grosses chaines en or…Merci Messieurs, fallait pas, non vraiment…

Quand les magazines « feminins » parlent de « feminisme » Ep01 – « Sexy mais pas soumises »

105 ans et un jour après une des plus grandes manifs des suffragettes de Londres, le féminisme est devenue un sujet à la mode. Je dirais presque que l’on peut remercier les femens pour avoir mis sur le devant de la scène un mouvement indispensable à l’évolution de nos société… Si seulement. Elles ont ouverte un « débat » sur ce à quoi doit ou non ressembler le féminisme, mis d’accord sur le fait que finalement le féminisme est pluriel mais ont aussi poussé à l’émergence de mouvement pensant le féminisme comme une « idée » féminine (cf pour plus tard les Antigones)

Avec toute la publicité dont elles profitent, c’est sans surprise qu’on les retrouve dans la presse féminine. Après avoir dépensé moins d’une dizaine d’euros, je suis l’heureuse propriétaire de Biba, Cosmo et autres Marie-Claire de juin/juillet qui ont tous pour « particularité » de parler de féminisme. Alors me voilà une idée. Je vous évite ou vous conseille, (si ça se trouve tout n’est pas à jeter, soyons optimistes) la lecture d’articles et en prime j’irais de mon humble analyse de féministe.

Aujourd’hui c’est le Marie Clair de juin que j’ouvre. Sous l’accroche en première page « Sexy mais pas soumise, vive le nouveau féminisme ! » je m’attendais à un article sur le strip tease ou quelque chose du genre. Que nenni. Aujourd’hui on ne parle plus de féminisme sans les Femens et c’est donc sur une double page qu’on peut voir la petite poitrine de Inna Schevchenco et son super tatouage sur un corps parfait de mannequin.

L’intro nous vend du rêve : nouvelle génération d’insoumises, Slut Walk et pour problématique : « Comment conjuguer une vie de femme qui a envie de plaire et un « ras le bol du sexisme » ?». Si la question pourrait sembler intéressante pour une ado en recherche d’identité (et encore) après quelques années à fréquenter les milieux féministes je me demande si on ne me vend pas un peu du vent : en quoi mon envie de plaire pourrait être sexiste ? Mon comportement, mes fringues et mon coté sexy seraient incompatibles avec l’anti-sexisme ?

 Je suis bonne joueuse, je continue ma lecture.

Si l’auteur pose la question pertinente de la possibilité de s’identifier aux femens « bombes à petits seins nus » elle semble ne pas avoir été très loin pour trouver ses témoins.

Quand j’apprends que ce sont les femens qui ont attaqués les idées reçues sur le féminisme je suis un peu surprise. Alors oui elles ont fait la pub de leur façon de militer mais l’idée que la féministe n’est pas une lesbienne-hétéro frustrées-camionneuse pleine de haine envers les hommes était oubliée depuis un moment, non ?

Le premier témoignage, d’une nouvelle femen, me laisse un peu pantoise : elle ne s’interdit rien au nom de ses idées, sexuellement parlant. J’en déduis un truc qui me rappelle un peu les abolos (rappelez vous c’est eux) : toutes les pratiques sexuelles consenties ne sont pas féministes? En temps que féministe « classique » (aka pas-femen-pour-un-sous-ou-même-un-million) je devrais me frustrer. Soit. Pourtant ce que cette jeune femme oublie de dire c’est que si si, les femens interdisent certaines pratiques au nom de la liberté de la femme : pas de prostitution, pas de porno… Une femme doit disposer de son corps mais n’a pas le doit de « le vendre »(donc d’en disposer). Contradiction dites vous ?

La suivante, pourtant élève de Sciences Po, nous explique qu’elle ne sait pas comment se comporter pour séduire : être elle même, féministe, au risque de faire peur, ou se montrer soumise et douce…J’ai peur. Cela me rappelle ma mère, issue d’une autre culture, d’une autre génération qui me disait un temps « tu vas faire fuir les hommes, ils ont peur des femmes trop sures d’elles, engagées bla bla bla soumets toi bla bla bla finir vieille fille ». Alors oui, parfois certains sont un peu des abrutis sexistes…mais heuuu on ne devrait pas se dire que tant mieux ? Si Brandon est mignon mais super sexiste, est-ce triste de ne pas aller plus loin ?

Je ne m’attarde pas trop sur le moment ou une grande génie dit qu’elle ne renoncera pas à ses idées pour un homme comme elle « ne deviendrait pas raciste ou végétarienne ». C’est vraiment trop grave les végétariens pour en parler ici. Leurs victimes aujourd’hui souffrent dans l’indifférence générale… non c’est trop triste.

Une autre nous explique ne pas s’épiler parce qu’elle a autre chose à faire de plus intéressant, ok, mais que ne pas s’épiler n’est pas synonyme d’émancipation selon elle. Pourquoi je vous parle de ce passage ? La question est : pourquoi nous dit elle ça ? Pour rien. Comme ça.

L’article nous dit alors que ces néo-féministes ne se privent pas pour jouer avec la mode. Bien que, là encore, il est question des positions de chacune quant à suivre ou non la mode, est-ce que cela veut dire qu’une fois encore la féministe, pour l’être vraiment, doit porter un sac à patate?

Dommage, peu développé : l’auteur via une blogueuse pose la question : Est ce que ce que je fais je le fais vraiment parce que ça me plait ou parce que je me l’autosuggére ? Parce qu’on me l’impose doucement ? La fin de l’article est plus intéressante, s’il attaque la question de femmes dans les cités, il développe sur le monde du travail et interroge l’organisatrice de la Slut Walk Paris. D’ailleurs, au long des pages on trouve des photos de ces marches qui luttent entre autre contre l’idée qu’un décolleté ou une mini jupe est un appel au viol. On trouve un encart du philosophe Bernard Andrieu plutôt pas mal et un autre de l’auteur sur le livre « Sexy féminisme » pas mal non plus.

Finalement l’article aurait pu être pas mal fait s’il ne prenait pas les femens comme références du « nouveau » féminisme (elles ne représentent qu’elles-mêmes) et si les témoignages donnaient un peu moins dans le primaire.

Je ne me permettrais pas d’y mettre une note, mais je serais curieuse d’avoir d’autres avis que le mien. Donc je vous invite à lire le Marie Claire 730 du mois de juin 2013.

La prière de rue façon Civitas: Une activité saine et laïc les veilles d’école.

J’avais envisagé de faire un léger compte rendu de la manif de dimanche (celle super sympa, sans haine, colorée et créative des pro-mariages), mais je crois que finalement je ne ferais qu’une sélection des plus belles pancartes que j’ai vues plus tard.

En attendant il fallait quand même signaler qu’outre Nicolas du chardonnet ou on nous attendait une affiche « et bientôt le mariage avec ma chèvre » pour nous rappeler que les causes LGBT ont de toute évidence plus à voir avec la SPA et 30 millions d’amis, il y a eu un autre incident sur l’autre parcours: un groupe d’individus, drapeaux français en main ont voulu bloquer la manif. ils ont été écartés par la police cependant ont pas entendu parler d’arrestation. J’aurais tendance à dire que pour moins que cela on s’est déjà retrouvé au poste pour trouble à l’ordre public…..

Mais après tout, ce genre de choses devient peu à peu une habitude pour ces militants de tous « bords » qui se déclarent si pacifistes et bon enfants (leurs manifs seraient des appels à l’amour de son prochain selon eux….-on a dit amour, pas respect ni égalité!-). Ainsi alors que les députés de la république débattent encore vers 22h le 29 janvier, un rassemblement Civitas à eu lieu devant l’assemblée nationale, si Canal + y a consacré une minute pour dire que des députés ont été empêché de passer le cordon de police malgré leur grade (le policier est censé obéir aux députés) ils ont oublié de préciser que les députés voulaient aller parler à des gens qui faisaient une prière en pleine rue avec des enfants en bas âge.

Ainsi été tweeté :

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La photo fait froid dans le dos, l’enfant que l’ont voit a environ 5 ans, la personne qui a fait la photo expliquera qu’il a vu la mère l’agenouiller…

Outre le fait que l’on soit devant un lieu emblématique de la république Laïque, ce qui choque c’est de reprendre ce que je viens de vous dire en replaçant Civitas par des musulmans. Vous situez? Bien. Maintenant imaginez une prière de rue de musulmans qui ne soit du au fait d’une mosquée trop petite pour accueillir tout le monde mais juste une démonstration de présence. L’UMP se serait saisi sans attendre d’une telle histoire.

Critiquer ce genre de pratique est peut être un coup à se faire traiter par notre chère Christine Boutin de cathophobe, ce n’est pourtant pas le cas, il est juste dur de faire le constat que l’extrémisme religieux peut s’imposer jusque sur les marches de la république laïque, alors qu’ils étaient là pour empêcher le mariages des gens de même sexe et leur rendre impossible l’adoption au nom de l’intérêt de l’enfant, ces gens sans aucun scrupule, en pleine semaine font prier dans le froid un enfant sur le béton qui ne comprend sûrement même pas ce qui se joue. Si les droits de l’enfant c’est cela, je préférerais encore qu’ont en prive les miens, je préférerais l’idée d’un droit à l’enfant pour les homosexuelles qui entraînera le devoir d’aimer et de protéger sa progéniture.

Le bon féminisme vs ces monstres sexistes qui osent vouloir disposer de leur corps.

Il y a quelques mois je faisais un petit article sur la prostitution et le droit, expliquant que la loi finalement n’est pas un frein à l’existence d’une prostitution légale. Tout n’est qu’une question de « bonne morale ». Je crois que je faisais déjà dans l’article référence à ces gens fascinants que sont les abolitionnistes: Des gens qui prétendent que le féminisme, le vrai, celui qui se soucis des droit des femmes c’est celui qui les libére tout en leur interdisant formellement, légalement de se prostituer. Disposer de son corps oui mais pas trop.

Je ne nie pas les situations difficiles des femmes sous la coupe de macs, et ou victimes de la traite des femmes, obligées de se prostituer…mais force de reconnaître que certaines femmes ont choisi cette situation et souhaitent y rester. Leurs motivations ne regardent qu’elles, et non ce ne sont pas des femmes violées dans leur enfance par leur papa, oncle ou voisin. Non. Ce sont des femmes comme les autres qui ont le droit aux protections et à la sécurité dans leur travail comme toutes les autres femmes. Est ce qu’on demande à un éboueur, à un comptable ou pire: à un contrôleur de la RATP ses motivations? Bref, ces abolitionnistes sont des gens que je porte dans mon coeur autant que les intransigeants (des gentils cathos intégristes, je vous les présenterais un de ces quatres).

Il y a quelques semaines la porte parole du strass, Morgane Merteuil, faisait paraître un article sur la prostitution et l’homophobie. Elle a eu le droit à la réponse d’une de ces abolitionnistes Christine Daoré. Face aux propos discutables de son article, j’ai voulu poster un commentaire sur le blog. Rigolez, pas de validation de mon commentaire, mais quelques heures plus tard j’ai reçu une petite réponse, genre « vous t’es une vilaine pas féministe ». M’étant présentée comme sexworker j’ai beaucoup apprécié de voir comme elle laisse la parole et écoute les pauvres femmes sans défense qu’elle prétend défendre. Je vous laisse apprécier:

 

Mon commentaire non validé: « il est toujours marrant de voir qu’on veut nous proteger nous pauves creatures inconscientes qui souffent obligatoirement. les abolitionistes pour moi sont à mettre au même niveau que les gens de la manif pour tous: ils essaient de nous priver d’un droit, ici celui de travailler. occupez vous de vos luttes syndicales et laissez nous défendre nos droits nous meme. » Christine Le Daoré : « vous n’avez manifestement pas compris qu’il s’agit d’un projet de société, de la société dont laquelle nous voulons vivre ! personne n’a dit que la poignée d’escort-e-s qui prétend choisir souffre ! à vrai dire, c’est un peu le dernier de nos soucis… nous nous intéressons à l’écrasante majorité de prostituées forcées d’une manière ou d’une autre et dont vous vous moquez éperdument, et, à l’égalité femmes-hommes, pas question d’avoir un quotat de femmes à la disposition des caprices de ces messieurs ! Egalité – Abolition du patriarcat ! avec vous , c’est exploitation et asservissement à tous les niveaux, non merci ! féministe, anti-raciste et anti-exploitation/esclavagisme des femmes c’est un combat global ! »

Moi: « je conclu donc que mon commentaire ne sera pas validé. vous ne nous laissez pas vraiment la parole a nous les femmes qui vivent l’insecurité qui semble tant vous préoccuper. Qui vous dis que je ne me préoccupe pas des victimes de la prostitution forcée. Que savez vous des combats que je défend. La prostitution n’est pas qu’un métier de femmes, vous faites du sexisme. Le féminisme c’est de se battre pour disposer librement de son corps, aussi, et choisir d ‘en faire un outil de travail. L’asservissement c’est de dire que pour notre protection on nous enlève un droit. Vous parlez d’une realité dont vous ignorez tout, vous criminalisez des femmes, rendez encore plus taboue notre situation. cela dit, ça tient avec votre position : nous sommes le dernier de vos soucis. votre solidarité comme votre féminisme a des limites… »

 

L’absence de réponse à ce dernier message me confirme que ce n’est pas un combat féministe que poursuivent ces gens mais bien l’application d’une « bonne morale bien pensante », tellement bien pensante qu’ils veulent penser à la place de toutes les femmes, leur expliquer ce qu’est leur vie, ce qu’elles doivent faire pour être des femmes biens, de vraies femmes acceptables.

Voyage en Homophobia

Il y a des dimanches, où l’absence de gueule de bois me donne envie de me balader dans Paris.
Hier, comme beaucoup de gens, j’ai pu voir ce défilé affligeant de réflexions douteuses. Je viens ici jouer les reporters-analystes en carton toujours plus noble que ce que je peux lire sur twitter ou facebook de la part de « bons citoyens ».
Commençons par le début. Je suis une demi-citoyenne. Moitié bonne mère, moitié nan. Cela dépendra de qui voudra bien de moi au long terme. Je suis une licorne, une dévergondée dégoûtante : une bisexuelle.
La première chose qui choque quand on arrive aux alentours du cortège ce dimanche 13 janvier, ce sont les enfants. Il fait très froid, très gris et il y a des enfants partout. Des petites choses qui ne savent même pas si elles sont hétéros, homos, zoophiles, fans de SM, ou abstinentes. Ils ne sont pas encore obsédés par le sexe contrairement à leurs parents pour qui la sexualité des autres semble un truc vachement important. Bel exemple pour la jeunesse, très petite jeunesse d’ailleurs, car les jeunes adultes (20/30 ans) il n’y en a pas des masses.
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désolée pour le flou hein…
Ils étaient très nombreux, c’est vrai. Beaucoup de trous dans la manif mais nombreux. Et cela s’explique facilement quand vous arrivez aux Invalides, des dizaines de cars viennent de toute la France, financés par l’association « la manif pour tous » donc on parle peu des financements. D’Invalides au pont de l’Alma, ils étaient partout. A ce moment-là, le calcul est simple : les pros viennent de Paris et de sa banlieue puisque leur voyage de la province n’est pas payé et donc ils sont moins nombreux. Il faut rendre à Jules ce qui appartient à César : le chiffre est facile quand on pioche sur la population nationale.
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 On mobilise grave à marchenoir ouz..ourz.. dans la province quoi.
Ce qui signifie donc, que si (et je vous jure qu’après 10 ans de militantisme, je sais apprécier le nombre de manifestants) par miracle ils étaient 1 million, cela signifie qu’ils sont 1 million sur l’ensemble de la France à penser cela. Les manifs Anti CPE mobilisaient plus, rien qu’en Île-de-France et pourtant à cette époque les dirigeants de l’UMP, soutiens de la manif pour tous, disaient que ce n’était pas à la rue de diriger. Sous Sarkozy, on nous expliquait qu’il avait été élu pour ses propositions par la majorité des français ; ceux qui manifestaient n’avaient plus aucun pouvoir sur les projets de loi. C’est drôle comme d’un coup l’argumentaire est considéré comme déplacé et sans fondements et le débat devenu une nécessité pour la démocratie.
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Frigide poète…parce qu’on fait faire aussi de la svt aux enfants.
Il est scandé dans les médias et réseaux sociaux que les manifestants veulent un débat. J’ai tenté d’en avoir, il n’y en a aucun. Hochements de tête et sourire bêtes quand je dis à un couple portant la pancarte « il n’y a pas d’ovule dans les testicules » (amis de la poésie bonsoir) que toute homosexuelle que je suis, j’ai eu le droit au lycée moi aussi à des cours de science naturelle. Et ma copine d’ajouter qu’elle est un futur médecin lesbienne et pourtant au fait de cette vérité troublante ! Messieurs, vous n’éjaculerai donc jamais un ovule, le mystère est résolu.
On trouve ainsi d’autres pancartes instructives telles que « made in papa et maman » et autres petites phrases montrant l’intérêt qu’ils portent à la vie sexuelle. La fameuse « touche pas à mon sexe » de Frigide Barjot me faisait penser quand même « aucune chance, jamais, même si on était les dernières survivantes de la colère de dieu sur la France pleine de pds ».
Toutes ces pancartes sont portées avec joie. Je vois quelques enfants qui pleurent (marcher dans le froid, ce n’est pas facile à 6 ans) mais les adultes sont globalement très souriants. J’ai alors compris que certains n’avaient même pas conscience de la violence qu’ils exerçaient à ce moment-là. Le débat en est venu à un point où l’on oublie que l’on parle de gens et de familles qui existent bel et bien et qui entendent un débat les mettant aux bancs de la société, les montrant comme déviants, anormaux, irresponsables et inapte à fonder une famille équilibrée (sans qu’il ne soit fait preuve de cette inaptitude). On oublie pourtant que non seulement les homos aussi sont « made in papa et maman » bien hétéro pour la grosse majorité et que des familles hétérosexuelles (parfois même catholiques) créent des enfants déséquilibrés, fragiles, psychotiques…. Je ne dis pas que ça n’arrivera jamais à un couple gay, je dis que c’est la vie.
Pendant mon périple qui ressemblait plus au chemin de croix, j’ai croisé deux maires UMP à qui j’ai voulu poser une question. Après qu’ils m’aient confirmé leur attachement à Frigide Barjot, j’ai demandé s’ils connaissaient son clip « Fais-moi l’amour avec deux doigts » et si ce genre d’humour était pour eux de bon goût et digne d’une l’hideuse (jeu de mot attention) d’un mouvement prônant une grande moralité. Ma réponse sera un « ho vous savez on n’est pas très internet nous ».
Malaise.
Avant de quitter la manifestation j’ai demandé à un membre de la croix rouge s’il y avait eu des blessés. On me répond que oui mais on semble gêné par ma question sur les circonstances. Concluez en ce que vous voulez mais sachez que je n’ai jamais vu une manif qui regroupait le GUD, le FNJ, la JI et la JN se finir autrement qu’avec une petite ratonnade bien de chez nous.
Mon calvaire s’arrêtera peu après cela. Pour reprendre sur le net… Sur facebook, on m’annoncera que l’homosexualité est une déviance au même titre que la zoophilie et que cela n’est pas homophobe… Et sur twitter, que si on légalise la PMA pour les lesbiennes autant légaliser le vol d’enfants et qu’il n’est pas homophobe de dire que l’homosexualité est une déviance. Cela dis peut être somme nous déviant mais on est nous aussi des enfants d’hétéros. Alors si les hétéros peuvent produire des gens déviants peut être que nous nous arriverons a avoir des enfants un peu plus équilibrés..
Quand je fais le bilan de tout cela hélas, ce n’est pas une envie de dialogue qui me vient mais bien une phrase vue sur une pancarte aux manifs pro : « je veux les mêmes droits que les hétéros, pas leur avis ». J’ai envie de ne plus payer les impôts qui servent à financer les services auxquels on me refuse l’accès comme l’éducation, les allocations familiales, ou qui permettent que l’on accepte de faire des abattements fiscaux aux couples qui ont choisi de se marier.

Petit message à l’attention du tumblr « le mariage pour tous »

Le tumblr c’est à la mode, avec des gifs marrants…

Il en est un ou il est bien dommage qu’on ne puisse poster de commentaire. Alors c’est ici que je vais devoir le faire en espérant qu’ils tomberont sur le blog grâce à vos clics:

Chers « amis », Barney de how i met your mother dont vous utilisez l’image ici s’appelle en réalité Neil Patrick Harris. Ce monsieur en plus d’être un homosexuel déclaré (bouuuuh) est marié (haaaannn) et a même des enfants: deux jumeaux.(jésus marie joseph! NOOOON)

je sais que vous ne reculez devant rien pour nous faire passer pour des irresponsables, pas même devant l’idée stupide que vous vous souciez de ce qu’il y a dans le code civil, mais quand même.

Si je n’ai qu’un « conseil » à vous donner ce serait celui la: faite attention aux images que vous postez: nous somme partout (* insérez ici un rire diabolique*) et surtout (et la c’est la juriste qui parle) par pitié cessez de vous préoccuper du vocabulaire du code civil.

Irlande: petit pas spectaculaire dans la législation sur l’ivg

Alors que beaucoup pensent que les combats féministes en Europe n’ont plus lieu d’être, l’Irlande nous fait la démonstration de sa nécessité et de la possibilité encore d’avancer.

Pour rappel : il y a quelques mois Savita Halappanavar, ressortissante indienne de 31 ans, dentistes, entre à l’hôpital se plaignant de douleurs, elle est alors en train de faire une fausse couche. Les médecins lui refusent l’IVG sous prétexte que le cœur du fœtus bat encore. Elle meurt quelques jours plus tard, elle était enceinte de 17 semaines.

L’Irlande est un pays catholique qui refuse encore aujourd’hui le droit à l’avortement. Un amendement constitutionnel de 1983 interdit l’IVG en toutes circonstances. En 1990 une jeune fille de 14 ans, victime d’un viol, avait contesté ce texte et la cour suprême avait alors autorisé l’avortement en cas de danger pour la vie de la mère. Cette décision n’a jamais été transposée dans la loi malgré une demande de la CEDH en 2010 de clarifier la législation.

Il est triste de devoir dire aujourd’hui que le décès de Savita Halappanavar n’aura pas servit à rien, parce qu’il est dramatique d’avoir à attendre un drame pour réagir sur de pareils sujets mais aussi parce que bien qu’énorme pour un pays qui refusait l’ivg dans tous les cas, cette loi ne permet toujours pas un choix, pas même pour une victime de viol.

Pour rappel l’IVG n’est légale en France que depuis 1975 et les associations telles que « sos-tout-petits » et autres mouvements pro-vie continuent des actions devant des hôpitaux pratiquant l’avortement. 

Découverte: NoonieNoonieNoonie

Disclamer : soyez indulgents, c’est la première interview de toute ma vie entière.

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C’est sur le net que je suis tombée par hasard sur son travail. Petite recherche de sa page Facebook et paf, vous aurez accès en direct à toutes ses productions. Et elles sont nombreuses. Un style simple, du collage, mais efficace. Les règles ? Pas plus de 2euros par œuvre, et le tout doit être exécuté en 5min.

30 ans et j’imagine toutes ses dents, j’ai eu le droit de poser quelques questions à cet artiste que je suis depuis des semaines…

Je me suis toujours demandé comment on pouvait définir ce genre de travail ; pour une fois que j’ai l’artiste sous la main autant lui demander directement…

NoonieNoonieNoonie: C’est une œuvre qui ne sera jamais dans un musée ! L’art de la comédie c’est de transmettre une claque symbolique à ceux qui font des déclarations hypocrites.

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Lola : Pourtant un musée de la claque ça aurait peut être plus de succès que le Louvre de Lens vous êtes venu à cela, cette forme d’expression de quelle façon?

NoonieNoonieNoonie : Une de mes meilleures amies est lesbienne. Comme mon ‘about’ page sur Facebook l’explique, j’ai 5 minutes pour faire une œuvre et 2 euros, alors voila comment sont nés les collages.

Lola : Justement, votre travail en faveur du mariage pour tous, est-il un signe de solidarité pour votre amie et/ou vous sentez-vous également militant LGBT? Ou s’agit-il pour vous d’une bataille de plus pour une simple et normale égalité de droits?

NoonieNoonieNoonie : Je suis 100% pour l’égalité. Nous ne sommes pas tous pareils, mais nous devrions tous avoir les mêmes droits. Je suis aussi 100% solidaire avec mon amie, car je la connais mieux que les homophobes qui parlent à sa place. Le grand problème avec les homophobes c’est qu’ils n’ont souvent pas d’amis gays. Il y a aussi beaucoup d’homophobes qui souffrent du syndrome « cage aux folles » – pour eux les gays sont rigolos, divertissants, immatures, les gays sont là pour divertir et pas pour être pris au serieux. Ils ne voient pas un être humain mais une sexualité qui les amuse. Ce sont les homophobes qui ont un problème.

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Lola : Recevez-vous des « avis négatifs » de la part d’homophobes?

NoonieNoonieNoonie : Non, car je ne travaille pas avec ce genre de personnes. C’est moi le patron de ma boîte, je n’embauche pas d’homophobes, comme je n’embauche pas de racistes. Ils peuvent aller travailler pour Copé ou Le Pen.

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Lola: même pas de squatters de pages Facebook, des copains comme les intransigeants (pour ne citer qu’eux), des petits messages de haine?

NoonieNoonieNoonie: Je les vire de ma page. On les entend assez dans la presse. J’ai reçu des messages d’un Prêtre mais son discours ne m’intéresse pas. Il peut le faire le dimanche devant sa paroisse, moi je parle du mariage civil. Si les prêtres montraient autant d’enthousiasme pour manifester contre l’abus sexuel des enfants par les prêtres catholiques, alors peut-être les respecterai-je. J’ai reçu d’autres messages d’homophobes, mais ils me donnent généralement la chair de poule. Ils parlent la plupart du temps des gays comme une espèce qu’ils auraient étudiée… Pas comme des êtres humains. C’est bizarre.

Je suis sûre que vous vous demandez tous la signification de son pseudo. (En tout cas moi je me le demandais) et bien voilà la réponse: http://m.urbandictionary.com/#define?term=Noonie Je vous laisse en tirer les conclusions que vous souhaitez.

Vous trouverez la page Facebook de NoonieNoonieNoonie dans les likes de mon profil Lovendloose Lola.

L’autre réponse. L’autre facon de voir.

Un matin comme un autre, un sms trop internet 2.0 : « tiens tu as lu le dernier @deslandes, c’est pas n’importe quoi? » Bon dans le texto on me gratifiait de  »juriste » ce qui est gentil et flatteur, bref je vais donc sur twitter voir le dernier article qui s’avère être la.

Lisez le.

C’est bien, vous pouvez maintenant regarder les supers commentaires. Si le  »luke, je suis ton autre parent » m’a fait beaucoup rire ceux d’un illustre rétrograde pro apocalyspe-par-la-faute-des-pds-et-des-féministes, beaucoup moins.

Cela dit, l’article en lui même à mon avis part d’un postulat complètement fallacieux, pour ne pas dire autre chose, selon lequel  »les gens » utilisent dans leur vie de tous les jours les termes des codes et même se mettent à jour. Ainsi on essaie de nous faire croire qu’on ne dit jamais « sa copine », « sa nana », sa « meuf », mais  »concubine ». Et ça ce n’est que le premier mot qui me vient à l’esprit ainsi installée dans un couloir de la fac de droit. Mais je suis sure qu’en ouvrant n’importe lequel de mes codes je vous trouve une vingtaine de mots en 10 secondes qui ne sont jamais utilisés par le public. Alors pourquoi créer une fausse polémique, une fausse  »panique » à des gens déjà affolés par des prévisions incas en faisant croire que si les homosexuels rentrent dans le code, on ne dirait plus père mais  »autre parent » et que de ce fait c’est les droits et la fonction même qui changeraient?

Cela dit cela doit rassurer certains et certaines de mes amis féministes (hystériques selon les commentaires) : ces gens là sont sûrement prêts à la féminisation du langage, après tout mettre tout au masculin c’est pas bien, c’est nier la femme si on ajoute à ca ….bla bla bla *appliquez ici le même raisonnement étrange et douteux qui fait dire que c’est mal de changer le code pour donner le droit aux homosexuels de se marier*

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