Bon régime et joyeux sevrage alcoolique!

Je n’ai jamais bien compris les résolutions, les décisions de changement le 31 mais ça je l’ai déjà dis l’année dernière, rien de neuf.

Pourtant cette année je crois que j’ai envie de me prendre un peu au jeu, quitter de mauvaises habitudes accumulées ces dernières années et puis continuer une chose toute bête presque entamée en la fin 2011 : redevenir pleinement une jeune femme libre, indépendante, capable de s’imposer, de prendre ses propres décisions, n’attendre après personne et gérer seule des problèmes de canalisations ou d’électricité.

C’est mon indépendance qui m’a manqué le plus cette année écoulée…je l’ai un peu oubliée dans un coin celle la je crois. Et ses quelques sorties timides m’ont rappelée qu’il n’y avait plus de plaisir à aimer sans être libre. L’aliénation totale…plus jamais.

Bref, bonne année à tous, presque sans exception, en espérant que pour chacun(e), tout se passe mieux ou du moins pas plus mal que l’année précédente. et comme dirait Caroll Lewis:
“Soyez ce que vous voudriez avoir l’air d’être”.
On ne peut rien souhaiter de mieux en ce début d’année glacé.

La prostitution en règles de droits

Rappel du droit aujourd’hui :L’article 1128 du code civil français dispose que seuls peuvent être l’objet de contrats les choses qui sont dans le commerce. De cette façon, on englobe des éléments plus importants que si simplement la licéité était demandée. L’indisponibilité du corps rend alors impossible sa vente, entière ou partie, ainsi que sa location.

Je traduis.
Je vous avais déjà expliqué que tout est un contrat. Le moindre de vos achats est un contrat. Seules les choses dans le commerce peuvent faire l’objet d’un contrat, cela veut dire que non seulement l’objet du contrat doit être légal, mais en plus sa commercialisation doit l’être également. Je vous illustre ça : faire un don de sang est légal, vendre ses affaires ou sa force de travail est légal, mais vendre son sang est illégal.Je n’irai pas plus dans la technique, mais mon but est de rester dans le domaine « corporel ». Autant que le sang, on ne peut pas vendre ses organes. C’est ce qu’on appelle l’indisponibilité du corps humain. Il se pose un débat depuis quelques années, un débat que certains voisins européens ont réglé depuis un moment. Ainsi, si en Suède la prostitution est illégale et les clients pénalisés, l’Allemagne et la Belgique l’ont dépénalisé, comme la Hollande en autorisant la création de maisons closes.Le « problème » en France est le suivant : quelque soit la façon de voir légalement le « contrat de prostitution », l’objet sera le corps humain. Toujours indisponible. Cependant, il y a un non-sens juridique quelque part : au final, s’il y a un échange, le client ne dispose pas complètement du corps de la personne qui se prostitue, il ne peut pas en faire ce qu’il veut mais bien ce qui est convenu entre eux. Il ne reste donc comme réelle interdiction dans ce domaine que celle de ne pas pratiquer le proxénétisme, ce qui pourrait être une bonne chose si cela empêchait seulement les proxénètes de profiter du travail des autres. Cependant cette interdiction s’applique à toute personne majeure profitant de l’argent de la prostitution: un mari, un(e) petit(e) ami(e), un « enfant » étudiant à l’université grâce à cela, etc. De nombreux juristes vous diront alors que la véritable question de la prostitution est morale. On souhaite interdire car l’idée de vendre du plaisir ne correspond pas à la morale en place.
Et depuis quelques années une mouvance est née : celle des abolitionnistes. Des associations, rarement constituées d’anciennes prostituées mais plutôt de moralisateurs, de « féministes » disant que si une femme peut disposer de son corps elle ne peut avoir le choix de le vendre. Pourtant, on retrouve beaucoup d’associations aujourd’hui, comme « Les putes » ou le STRASS (Syndicat du TRavail Sexuel) qui souhaitent une mise en place légale de leur travail.

Pourquoi cela ? Pour éviter ce que présentent les abolitionnistes comme super argument : les femmes qui n’ont pas fait le choix d’être là, celles qui sont surveillées par des macs violents et dangereux doivent avoir une protection, doivent pouvoir sortir du système sans risquer le passage à tabac, le viol, les menaces….

Vous l’aurez compris, mon parti est pris, celui de la liberté de chacun ET chacune de disposer de son corps. D’avoir la possibilité de faire ou de ne pas faire. Et pour cela, le texte qui vient d’être proposé à l’assemblée par ces associations et une mission de deux députés visant à affirmer la position abolitionniste de l’état français par exemple, ne peut être en accord avec cela.

Si la prostitution n’est pas toujours un choix, elle ne doit pas être criminalisée, renforçant les mauvaises conditions de travail de ceux et celles qui sont déjà bien dans la merde. Les réseaux abolitionnistes n’ont surement plus aucuns liens avec la réalité de la prostitution en France mais ils nous rappellent à tous que finalement, la possibilité de disposer totalement de son corps en France (surtout pour une femme) n’est envisageable que dans la mesure ou l’on respecte des « valeurs morales » particulières.

 

C’était mieux avant?

Histoire de faire dans le particulièrement improductif, j’ai fini ma soirée devant « Le Journal d’une Call Girl », comme pas mal de gens à mon avis. Ça a chatouillé un truc chez moi…

Alors non, le monsieur fan de filles de la ferme ne m’a pas excité du tout, non…
A vrai dire, c’est juste le mode de vie de la nana.
Évidement, à ce moment là, un « ex » m’envoie un mp sur facebook « no rules »… Le temps que tout monte au cerveau, que les connexions se fassent (copyright roi Heenok), je me suis aperçue que je ne fantasmais pas sur la vie d’une nana de série télé mais bien que j’étais NOSTALGIQUE !

Dans un passé pas si lointain (je ne suis pas SI vieille quand même…) je faisais la bringue, j’enchaînais les aventures. A cette époque là, j’aurais ouvert un blog, il aurait était pareil mais avec des billets à 6h du mat racontant une soirée surréaliste…

Le but là n’est pas de dire à quelle point j’avais une vie complètement « ex-traordinaire »…
Nan. Parce que si maintenant il arrive que je vive quelques soirées VRAIMENT folkloriques, mes weekends sont loin d’être aussi… palpitants ? Nan c’est pas le mot. Car finalement, la vie que je mène maintenant me plait assez ; une sorte de break (quoi que je me sentais moins épuisée avant que maintenant mais bon…).

Enfin bref, c’est assez perturbant de se rendre compte que sans trop de résistance on a tant changé.
Difficile de se dire qu’on aime notre vie actuelle alors qu’on est parfois nostalgique, de se dire qu’aujourd’hui, on ne répond plus aux « no rules » un bon « si si : my game, my rules » mais juste « hey, comment tu vas? »