L’autre réponse. L’autre facon de voir.

Un matin comme un autre, un sms trop internet 2.0 : « tiens tu as lu le dernier @deslandes, c’est pas n’importe quoi? » Bon dans le texto on me gratifiait de  »juriste » ce qui est gentil et flatteur, bref je vais donc sur twitter voir le dernier article qui s’avère être la.

Lisez le.

C’est bien, vous pouvez maintenant regarder les supers commentaires. Si le  »luke, je suis ton autre parent » m’a fait beaucoup rire ceux d’un illustre rétrograde pro apocalyspe-par-la-faute-des-pds-et-des-féministes, beaucoup moins.

Cela dit, l’article en lui même à mon avis part d’un postulat complètement fallacieux, pour ne pas dire autre chose, selon lequel  »les gens » utilisent dans leur vie de tous les jours les termes des codes et même se mettent à jour. Ainsi on essaie de nous faire croire qu’on ne dit jamais « sa copine », « sa nana », sa « meuf », mais  »concubine ». Et ça ce n’est que le premier mot qui me vient à l’esprit ainsi installée dans un couloir de la fac de droit. Mais je suis sure qu’en ouvrant n’importe lequel de mes codes je vous trouve une vingtaine de mots en 10 secondes qui ne sont jamais utilisés par le public. Alors pourquoi créer une fausse polémique, une fausse  »panique » à des gens déjà affolés par des prévisions incas en faisant croire que si les homosexuels rentrent dans le code, on ne dirait plus père mais  »autre parent » et que de ce fait c’est les droits et la fonction même qui changeraient?

Cela dit cela doit rassurer certains et certaines de mes amis féministes (hystériques selon les commentaires) : ces gens là sont sûrement prêts à la féminisation du langage, après tout mettre tout au masculin c’est pas bien, c’est nier la femme si on ajoute à ca ….bla bla bla *appliquez ici le même raisonnement étrange et douteux qui fait dire que c’est mal de changer le code pour donner le droit aux homosexuels de se marier*

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